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Voici comment ceux qui torturent les taureaux se sont comportés dans les arènes de Rodilhan le samedi 8 octobre 2011.
Cette fois il s'agissait de torturer à mort six petits veaux, par des "graines de toréros" ..
Ces gens là se sont montrés tels qu'ils sont, c'est à dire des barbares, haineux, brutaux, excédés de devoir attendre le moment de jouir de la boucherie donnée en spectacle.
La vidéo ci jointe montre leur brutalité, leur haine et leur désir de massacrer ceux qui se battent pour le respect de la vie de l'autre.
http://www.dailymotion.com/video/xlk9jx_rassemblement-anti-corrida-arene-rodilhan-08-10-11_news
Je vous donne aussi à lire le poignant témoignage de Delphine Simon .
Un témoignage
Quand on est arrivés près des arènes, par petits groupes de deux, on est passés près du camion où vous attendiez, sans le savoir, votre massacre prochain…
Alors je vous ai envoyé une pensée, « on va faire en sorte d’empêcher le massacre »…
Et puis on est rentrés, comme hors du temps, dans cette arène, malaise, je regardais les gens autour de moi et je me demandais, comment peuvent-i...l venir là comme s’ils venaient au théâtre ? Ils riaient, se disaient bonjour, attendaient… Nous nous savions… qu’ils allaient être surpris… Alors ça nous donnait la force…
15h50, le coup de sifflet, on déploie les banderoles ; il leur a fallu moins de trois minutes pour intervenir, une dizaine de fous furieux qui nous ont sauté dessus, certains sont montés directement, d’autres tiraient d’en bas, donnaient des coups de balais, ils arrachaient, tiraient hurlaient… Ce n’étaient pas des êtres humains que nous avions en face de nous…. C’étaient des psychopathes…
Une fois les banderoles arrachées, ils se sont apaisés un peu, mais ils n’avaient pas encore vu qui se passait en bas… Nos amis de combat s’étaient enchaînés sur le sable de l’arène ; plus de 50 personnes criaient « Abolition ! Abolition ! » en levant le point…
J’ai essayé d’aller récupérer une banderole, mais un type m’a poussée dans l’escalier en me donnant un coup de pied et en me disant que ça suffisait ; son regard en disait long sur ce qu’il me ferait si j’essayais de remonter dans les gradins avec ma banderole…
Ca ne servait à rien, j’ai lâché ma banderole, je suis descendue, et j’ai sauté au milieu pour rejoindre mes amis… mes amis de combat..
Pas de chaîne alors je me suis mise au milieu du cercle pour crier avec eux « Abolition ! Abolition ! La torture n’est pas notre culture ! »
De là où j’étais, je pouvais voir les visages déformés par la haine de ces gens qui tapaient sur les miens, qui arrachaient leurs vêtements, qui arrosaient avec le puissant jet d’eau de pacifiques militants enchaînés, sans défense…
Comment comprendre ces êtres dans les gradins qui éructaient leur violence et réclamaient notre mise à mort en baissant le pouce vers la terre ?
Comment se sentir de la même espèce que ces gens-là ? Comment les considérer comme des humains ? Humains ???
Mais qu’importe, nous ne pensions qu’à vous qui attendiez, sans le savoir, votre dernière heure, dans ce camion derrière les arènes…. Pour vous… Il fallait tenir… Si on tenait suffisamment longtemps, ils annuleraient…
Ils ont hurlé, frappé, ils ont tiré, ils ont déchiré, ils ont donné des coups de poings, des coups de pieds, ils ont réussi à nous trainer hors de l’arène, un par un, parce que pour eux, ce qui comptait, ce n’était pas ce que nous faisions, ou pourquoi nous le faisions, mais que le « spectacle » puisse commencer….
Après qu’ils aient fini leur sale boulot, le premier, les portes se sont fermées finalement…
La fin d’un espoir, la fin de notre espoir de vous sauver hélas…
Après avoir repris mes esprits, ne sachant plus trop quoi faire, je me suis dirigée vers le camion, j’ai posé ma main sur la tôle, j’ai fermé les yeux, et je vous ai envoyé une pensée… pour vous demander pardon d’avoir échoué, mais nous étions là, nous l’espèce humaine, l’espèce « humaine » ;
On sera là chaque fois… On ne lâchera pas tant qu’en France et dans le monde, on pourra torturer des animaux juste pour le plaisir…
Alors je ne sais pas si vous nous avez entendus, si vous avez senti notre présence, je sais juste que ce matin, quand je me suis levée, comme beaucoup d’entre nous présents hier, oui j’avais mal, au bras, au dos, à la tête, mais ce qui faisait le plus mal, c’est de devoir se réveiller dans un monde un peu moins beau… sans vous.
Alors j’ai cherché vos noms sur internet… sur les site taurins.. ; je voulais vous dédier notre action, mais ils ne sont même pas cités, vos noms…. Juste « 6 toritos de Dos Hermanas , « propriété » de Patrick Laugier ; c’est tout ce que nous saurons de vous, ça et que vous êtes morts sous les coups des apprentis tortionnaires…
Avant que nous repartions, nous avons attendu les derniers.. Ceux d’entre nous qui étaient restés pour filmer la suite, ou prendre des photos… Une pensée pour notre ami qui nous a rejoint et qui n'a pu retenir ses larmes… parce qu’il a dû assister à la suite… Merci à lui… Merci à tous ceux qui étaient présents ce 8 octobre pour dénoncer la barbarie… et à tous ceux qui n’étaient pas présents mais qui luttent chaque jour pour qu'on arrête le massacre…
A vous les six veaux sans nom, votre calvaire est terminé, quand la corrida sera abolie, on vous enverra une pensée… A vous qui êtes tombés sous les coups des apprentis tortionnaires…
Et pour l’heure, au nom de l’espèce Humaine… Pardon…
Delphine Simon,
Secrétaire du CRAC Europe, et trésorière de Minotaure films
Complainte du taureau
J’étais descendu de la belle constellation du Taureau
Croyant que Terre était un havre de songes bucoliques
Je ne savais pas la conspiration rusée des bourreaux
Qui m’avaient désigné comme objet de plaisir sadique
Aux sons stridents des trompettes de la mort
Et dans ma tête le son plaintif du violon qui implore
Je broutais paisiblement le bonheur gonflé de sève
Mais des cavaliers juchés sur la mort s’approchèrent
Des forces brutales me poussèrent sans repos ni trêve
Dans un fourgon bringuebalant sur un chemin solitaire
Aux sons stridents des trompettes de la mort
Et dans ma tête le son plaintif du violon qui implore
Je me suis retrouvé dans un toril sali de noir profond
Le mal de la de peur vrillait l’innocence de mes yeux
Je fus soudain projeté sur une aire de sable nauséabond
Un soleil rouge embrasait les collines du cirque vicieux
Aux sons stridents des trompettes de la mort
Et dans ma tête le son plaintif du violon qui implore
Des pandours pailletés dansotaient dans un bal travesti
Meuglant je fonçais sur ces spectres patibulaires
Des bâtons de feu transperçaient ma nuque meurtrie
Ma tête soudain trop lourde perdait tous ses repères
Aux sons stridents des trompettes de la mort
Et dans ma tête le son plaintif du violon qui implore
Une coulée de lave visqueuse glissait sur ma souffrance
Mes flancs haletaient de colère contre ma profonde misère
Mes sabots soulevaient le sable rouge comme la sentence
Et dans mon garrot se fichait la violence de harpons d’enfer
Aux sons stridents des trompettes de la mort
Et dans ma tête le son plaintif du violon qui implore
Un clown vêtu de noir soleil cruel transperçait mes poumons
Le sang par saccades engorgeait ma gorge et mes naseaux
Le liquide sirupeux ruisselait en traînées sur le sable du démon
Pitié je vacille titubant en staccato jusqu’à mon ultime sursaut
Aux sons stridents des trompettes de la mort
Et dans ma tête le son plaintif du violon qui implore
J’ai bu jusqu'à la lie amère la coupe des supplices aigus
Barcelone se recueille dans le Requiem inachevé de Mozart
Mais loin de Dieu qui a rejoint la horde des anges déchus
Reviendra se repaître de la valse lente des martyrs hagards
Aux sons stridents des trompettes de la mort
Et dans ma tête le sanglot déchirant du violon qui implore
IRENE NOËL
Professeure
CH - Montreux
déléguée du CRAC EUROPE pour la Suisse
Gérard CHAROLLOIS
Le temps du mépris.
A Cologne, en Allemagne, les organisateurs d’une importante foire agro-alimentaire, en octobre prochain, refusent d’accueillir les producteurs de foie gras.
Commentant cette offense aux « traditions locales », la presse formatée qui nous censure, rabaisse l’option des décideurs germaniques en affirmant qu’ils « redoutaient les réactions des groupuscules animalistes » .
Le ministre du commerce extérieur du gouvernement conservateur, par ailleurs chasseur, intervient auprès de l’ambassade d’Allemagne, en faveur du foie gras, au nom des 35000 emplois créés par la filière du produit issu des « nobles traditions rurales Françaises » !
C’est qu’en France, toute pensée prenant en compte l’animal doit être marginalisée, ridiculisée, caricaturée et plus encore bâillonnée.
Le gavage des palmipèdes, entre autres, ne doit pas faire l’objet d’un débat sérieux et objectif .
S’en préoccuper, ne pas suivre le conformisme grégaire, s’interroger sur ce que le consommateur basique écarte d’un revers de serviette de table, ne pas bêler à l’unisson des paresseux de la conscience, ne sauraient être que questionnements de « groupuscules animalistes » !
La France est le pays de la chasse sous toutes ses formes, de la tauromachie, de l’élevage concentrationnaire, d’un anthropocentrisme étriqué, doctrine servant de fond culturel aux lobbies de la mort et de l’exploitation du vivant, bien que ces lobbies deviennent très minoritaires dans le corps social.
Nous sommes bien loin de l’ère de la compassion dont rêvent certains intellectuels qui confondent l’émotivité télévisuelle grégaire et une empathie, progrès du processus d’hominisation.
L’idéologie mercantile, propagée par les maîtres du système, enseigne le mépris des assistés, des animaux, des humains exclus du premier cercle et immunisés contre l’esprit de concurrence.
Les conditions épouvantables de l’élevage concentrationnaire contemporain illustrent ce mépris du vivant manifesté par les adorateurs du profit, des dévots du Marché.
Pour faire de l’argent, ils condamnent les poules aux cages, les mammifères à la torture d’usines à viande dont nos contemporains veulent ignorer l’horreur.
Pour faire de l’argent, les oligarques réifient les bêtes et suppriment des emplois publics, rapprochements que la propagande officielle se garde bien d’opérer, alors que tout se tient et participe d’une société de cupidité et de mépris.
Or, il est logique dès lors que le commerce, la production, le profit, l’accaparement, la rentabilité féroce sont tout, que l’être vivant, nié dans son droit à ne pas servir ces buts funestes, soit rien
Les salariés sont des variables d’ajustement, l’éducation publique, la santé, la justice sont des prestations banalisées pas plus importantes que les gadgets et pacotilles des marchands.
L’amélioration de la condition animale et la rupture sociale avec le culte du profit sont indissociables puisque la compassion ne se divise pas.
Abolir l’exploitation d’autrui est une idée qui dérange les négationnistes de la prévalence du vivant sur le profit.
Dès lors, les partis politiques, temples du Marché et de ses lois, refusent avec cohérence l’élévation du niveau d’empathie tant envers les animaux et la nature qu’envers les « parasites sociaux, les assistés », c’est-à-dire l’ensemble des humains à l’exclusion de la caste féodale des oligarques de la finance, non-assistés mais voleurs du bien public.
En revanche, défaut de cohérence, c’est par indigence intellectuelle que des leaders proclamés écologistes et socialistes séparent l’humain de l’animal non-humain dans leurs programmes d’adoucissement de la condition.
Sous le règne de la droite de l’argent, les lois pro-chasses fleurissent tous les ans, les directives européennes visant très pusillanimement à atténuer la cruauté de l’élevage industriel sont combattues, les abattages dits rituels préconisés par les obscurantismes religieux sont promus, la tauromachie est consacrée et, dans le même esprit de mépris, les services publics, l’intérêt général, les secteurs non-marchands sont rognés jusqu’à leur disparition, au nom de la rigueur budgétaire.
Nous, biocentristes, n’opposerons jamais l’arbre, l’animal et l’homme.
Nous oeuvrons à réconcilier le vivant pour que cette planète cesse d’être un enfer où les individus et les espèces broyées sur l’autel du Marché souffrent et meurent pour une poignée de « parasites sociaux » qui n’ont aucun besoin « d’assistance » pour prédater, polluer, exploiter,promouvoir c’est-à-dire bétonner, avilir.
Nous appellerons à la lutte idéologique, à la mobilisation militante, au refus du piège de l’abstention électorale au nom du purisme, pour que cesse le temps du mépris.
La salutaire indignation ne suffirait guère à changer les gouvernants néfastes qui servent les tueurs d’animaux et les exploiteurs de salariés.
Dépassons ce stade purement émotionnel de l’indignation et que vienne le temps de l’action politique contre ceux qui, en ce mois de juillet, offrent une décade de plus à la guerre sans honneur que quelques dizaines de milliers d’individus livrent aux oiseaux d’eau.
Si les animaux ne votent pas, si trop de pauvres gens exploités, prisonniers de leur servitude, s’intoxiquent à la propagande officielle, votons pour eux et pour sanctionner les fauteurs de ces crimes contre le vivant.
Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE
MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS
Très bel article de Sophie ( Actu animaux ) sur ce petit animal si mal connu et si peu considéré.. A lire, diffuser et partager.
http://actuanimaux.com/on-voit-rouge-pour-les-poissons/
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